" I have a dream. [...] I still have a dream. "
[ Martin Luther King ]
*Il est dur de garder la tête haute. Dur d'avancer, de faire semblant, nier l'évidence, prétendre aller bien. Mentir sous de faux sourires. On fait comme si, après tout, cela ne nous avait aucunement affecté alors que la vérité est tout autre. On simule le bonheur caché derrière un rire hypocrite. On dit « oui, je vais bien » et pourtant le c½ur n'y est pas. On se ment aussi à soi-même, je crois. C'est un simulacre de faux-semblants pour préserver les apparences parce que la pitié n'a pas de place. Mais, qu'on se le dise, on en souffre. Douloureusement. Les yeux embués de larmes qui ne coulent plus, les iris à tout jamais vides d'émotions. Il y a aussi ces multitudes d'images qui défilent à une vitesse affolante dans notre esprit sans qu'on ne puisse rien contrôler, parce qu'on y arrive plus – ou qu'on ne le veuille plus. Après on ne se rappelle plus vraiment les raisons de notre peine, de ce chagrin. On sait juste que ça fait mal. Là, dans la poitrine. Que l'air se comprime dans les poumons et que la gorge se serre difficilement. A priori on va bien. Il est si facile de mentir au monde pour nous persuader, qu'au fond, tout ne va pas si mal. Evidemment, c'est faux.
* J'ai appris trois choses du monde qui m'entoure. Trois choses. Elles me sont apparues essentielles, presque vitales, pour ne pas me perdre en chemin. L'une d'elle est de n'accorder sa confiance à personne – nous ne sommes jamais mieux servi que par nous-même. C'est assez déstabilisant, je crois, de se dire qu'on ne peut être serein nul part. La mort nous guette à chaque coin de rue, le malheur attend juste l'instant propice pour se jeter sur nous. Se reposer sur quelqu'un, totalement, peut s'avérer fatal. Il est triste d'admettre ça aujourd'hui.
D'un autre coté, ça m'emmène à la deuxième chose que j'ai apprise : Ne jamais abandonner, ne pas baisser les bras, se battre coûte que coûte pour obtenir ce que l'on veut. On ne sait pas ce que la vie nous réserve, mettons-nous corps et âmes dans la recherche du bonheur, aussi éphémère puisse-t-il être. Sourions, même si les temps sont durs ; aimons, même si l'amour a perdu tout son sens. Le combat. Nombre d'hommes et de femmes de l'histoire nous ont démontrés la puissance d'une volonté. La volonté de l'être humain déplace des montagnes, dit-on...
A cela je terminerais par une dernière chose. Vivre. Continuer à vivre. Malgré tout. Profitons de ce qui nous restes avant. Avant qu'il ne soit trop tard. Avant que les sourires ne s'effacent ; avant que les souffles ne s'éteignent ; avant que l'obscurité ne nous enveloppe pour l'éternité. Vivre. Encore. Toujours.